Faire le deuil du poste d'avant

Laisser partir sans amertume

1/6/20262 min read

("Les renaissances professionnelles" - épisode 2)

Une carrière n’avance pas (toujours) en ligne droite.
Elle se construit par étapes.

Certaines se ferment doucement. D’autres résistent.
Il y a celles qui ont été si justes qu’on hésite à quitter.

Comme une chrysalide.
Elle est nécessaire. Protectrice. Structurante.

Sans elle, rien aurait été possible.
Mais rester à l’intérieur trop longtemps empêche la suite d’éclore.

Faire le deuil d’un poste, ce n’est pas le renier.
Ce n’est pas effacer ce qu'il a permis.
C’est accepter que cette étape a fait son œuvre.

On ne quitte pas seulement un rôle.
On referme un chapitre de carrière.
Et c’est précisément parce qu’il a compté
qu’il mérite d’être quitté proprement.

Beaucoup restent par fidélité.
À une équipe. À une histoire.
À un manager (qui sait s'il ne cherche pas non plus à rejoindre d’autres cieux !).
À une version de même qui a bien fonctionné.

D’autres culpabilisent à l’idée de partir alors que "tout va bien".
Comme si le confort interdisait l’élan.

Illustration (fictive) : "le prochain départ : un cycle accompli. Un prochain s'annonce".
Comme si le sens ne pouvait évoluer sans rupture visible.

Pourtant, il ne s’agit pas tant de quitter un poste que d’en rejoindre un autre.
Pas de fuir. Mais d'aller vers.

Et dans ce mouvement, il y a une lucidité a préserver.
Savoir ce que l’on quitte.
Comprendre ce que l’on rejoint.
Évaluer les écarts, les risques, les renoncement.

Mais il y a aussi une vérité plus simple, souvent tue.
On part rarement trop vite.
On part presque toujours trop tard.

Trop tard quand l’énergie s’est éteinte.
Trop tard quand l’amertume a remplacé la gratitude.
Trop tard quand on s’accroche d’avantage à ce qu’on a été
qu’à ce que l’on pourrait devenir.

Faire le deuil d’un poste,
C’est lui rendre justice.
Lui laisser sa place dans le parcours,
Sans le laisser gouverner la suite.

La renaissance commence souvent là.
Dans ce moment calme où l’on peut dire, sans regret :
"cette étape était juste. Et elle est désormais accomplie".

J'aime particulièrement ce thème car notre dimension conseil prend sa pleine mesure. A faire cette bascule chez nos candidats pour qui je me pose cette question : "cette opportunité est-elle une bonne chose pour elle / lui ?"

=> Et vous, vous posez-vous toutes ces questions et se les pose-t-on pour vous ?

Meilleurs voeux ! Et soyez justes dans votre renaissance !

Illustration (métaphorique) : "Le prochain départ : un chapitre terminé, la suite commence ailleurs".