RECRUTER LA COMMUNICATION AUJOURD'HUI (Ep. 0)

Ce que les organisations sous-estiment encore

1/11/20262 min read

Depuis quelques années, beaucoup d’organisations ont le sentiment que leurs enjeux de communication ont explosé.
Crises plus fréquentes. Exposition accrue.
Collaborateurs plus visibles que jamais.
Dirigeants sommés de prendre la parole (et position).

Pourtant, dans les recrutements, les réflexes restent étonnamment stables.
On continue de chercher des profils qui 'savent faire', des parcours parfaitement alignés, des expériences rassurantes… mais souvent datées.

Le vrai décalage est là.
Les métiers de la communication n’ont pas changé en 2020.
Ils ont commencé à muter entre 2016 et 2019, lorsque plusieurs lignes se sont croisées : exposition personnelle des dirigeants, porosité entre l’interne et l’externe, montée des enjeux sociaux, éthiques et réputationnels, et transformation des réseaux sociaux en espaces politiques.

La crise sanitaire n’a pas créé ces mutations. Elle les a accélérées.
Elle a rendu visibles, parfois brutalement, des tensions déjà à l’œuvre.

Depuis, la communication n’est plus seulement une fonction de production ou de narration.
Elle est devenue fonction de régulation, d’arbitrage et de tenue dans la durée.
On ne recrute plus pour produire. On recrute pour tenir. En constituant une cordée capable d'avancer en terrain instable, sans mettre l'organisation en danger.

Cette série de posts est née de ce constat. avec une intention d'évoquer davantage l'organisation, le système, les décisions de recrutement.
En parallèle des "renaissances professionnelles", série davantage orientée individu, trajectoire.

Mon regard s’appuie sur mes années marketing et communication, en entreprise et en agence, puis sur plus de vingt-cinq ans à recruter des dirigeants et experts de la communication, pour des organisations très exposées comme plus discrètes. Grandes et petites.

Ce que j’observe aujourd’hui est simple - et dérangeant :
les critères de recrutement évoluent moins vite que les réalités terrain.

On continue à sous-estimer :
les profils issus du monde des agences,
les n-1 de DirCom,
les expertises pointues et critiques en situation d’exposition ou de transformation,
et la valeur des parcours transverses, entre secteurs et modèles d’entreprise.

Cette série n’a pas vocation à donner des recettes.
Elle pose certaines questions,
celles que beaucoup d’organisations repoussent … jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Qui recruter, aujourd’hui, pour piloter la communication ?
Et surtout : sur quels critères, réellement ?